Rudolf Steiner a connu, jeune, la réalité de ce qu’il nommera plus tard « le monde suprasensible ». C’est avec la « Philosophie de la liberté » qu’il établit en 1894 les
fondements de sa recherche.
Ses investigations dans le domaine spirituel ne cesseront de se développer, apportant des connaissances sur la nature de l’homme (corps, âme et esprit), la cosmogonie et l’histoire de la
Terre.
Il a favorisé la création artistique (théâtre, architecture, eurythmie).
Il donne 6000 conférences dans toute l’Europe jusqu’à la fin de sa vie.
Ainsi en 1919, est lancé le mouvement pour la triple articulation sociale (Liberté dans la vie culturelle, Egalité dans les rapports entre les hommes et Fraternité dans l’économie), et
sont donnés de 1921 à 1924 les « Cours aux pédagogues » (écoles Steiner/Waldorf), aux médecins (médecine anthroposophique), aux thérapeutes (pédagogie
curative) et aux agriculteurs (agriculture biodynamique).
Les résultats de ces recherches constituent la Science de l’Esprit.
Par un élargissement des conceptions de l’homme et de l’univers, de l’histoire de l’humanité, de l’éducation, des arts, de la santé… tous les phénomènes de la vie prennent une dimension
nouvelle.
En caractérisant pour la 1ère fois en 1894 «l’individualisme éthique» dans son ouvrage « Philosophie de la liberté », Rudolf Steiner ouvrit un chemin d’accès à la réalité et à
la liberté, démarche affranchie de toute forme d’autorité.
L’anthroposophie est avant tout une pratique de transformation
personnelle et sociale qui permet de concilier recherche spirituelle et engagement quotidien, éducation de soi et évolution du monde.
L’homme s’auto-éduque par un effort de conscience dans son expérience de la réalité sensible et supra-sensible. Cet effort repose sur l’activité de l’âme avec toutes ses facultés, celles de la
pensée, du coeur et de la volonté.
Texte extrait de la plaquette « la Société anthroposophique en France » diffusée par la Société anthroposophique.